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Yennayer, le Nouvel An amazigh

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Assegwas Ameggaz ⵣ

Il y a des dates qu’on note dans un agenda. Et puis il y a celles qu’on ressent, celles qui viennent nous chercher quelque part au fond du ventre, sans prévenir.

Yennayer, le Nouvel An amazigh, c’est exactement ça. On ne le célèbre pas à la va-vite entre deux rendez-vous. Non. On le prépare. On le cuisine lentement. On le partage avec ceux qu’on aime.

Et franchement, y a-t-il une meilleure façon de démarrer une année ?

Yennayer, ce n’est pas juste un jour dans le calendrier

Yennayer marque le début de l’année agricole amazighe. Un calendrier vieux comme le monde. Ou presque. Lié à la terre, aux saisons qui passent, à cette patience qu’on a un peu oubliée.

Dans les maisons, on le sent. Quelque chose se prépare. Les cuisines s’activent dès le matin. Les familles se regroupent. Les discussions prennent leur temps, sans personne qui regarde sa montre.

Pas besoin de grands discours pompeux. Est-ce qu’on n’a pas tous besoin, de temps en temps, de revenir à l’essentiel ?

Une table simple, mais tellement pleine de sens

À Yennayer, la cuisine ne cherche pas à épater la galerie. Elle rassure. Elle réconforte.

On retrouve souvent :

  • Le couscous aux sept légumes, symbole d’abondance et de générosité
  • Le berkoukesh, ce plat rustique et profondément amazigh qu’on ne trouve nulle part ailleurs
  • Des tagines qui mijotent pendant des heures
  • Des céréales et légumineuses, parce que la terre donne quand on la respecte
  • Des fruits secs qu’on partage sans compter

Parfois, une amande se cache dans le plat. Une petite surprise. Une promesse de bonheur pour celui qui la trouve.

Et si la chance, finalement, commençait simplement par un repas partagé ?

Des traditions qui vivent encore, qui respirent

La veille, on nettoie la maison de fond en comble. On prépare plus que d’habitude. Beaucoup plus. On évite de gaspiller quoi que ce soit. Les enfants mangent en premier. Les anciens racontent leurs histoires.

Pas parce qu’il le faut. Parce que ça a du sens.

Et quand les chants amazighs résonnent dans la pièce, quand les rires prennent le dessus sur tout le reste, on comprend un truc : ces traditions tiennent bon parce qu’elles sont vécues, pas simplement expliquées dans des livres poussiéreux.

Pourquoi ces gestes traversent-ils les générations sans jamais se faner ?

Pourquoi Yennayer compte encore aujourd’hui

Dans un monde qui va trop vite, Yennayer nous invite à ralentir. À se rassembler autour d’une table. À se rappeler d’où l’on vient, qui on est vraiment.

C’est une fête de transmission. De gratitude envers ce qu’on a reçu. De continuité. Une fête qui ne cherche pas à briller sous les projecteurs, mais à durer dans le temps.

Et si le vrai luxe, aujourd’hui, c’était justement de préserver ce qui nous relie les uns aux autres ?

Assegwas Ameggaz ⵣ

En ce début d’année amazighe, toute l’équipe JBUJB souhaite à toutes nos lectrices et tous nos lecteurs une année pleine de partage, de découvertes, de rencontres et de belles expériences qui marquent.

Que cette nouvelle année vous donne envie de goûter, d’explorer, de comprendre… et surtout de ressentir vraiment.


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